Prendre soin de sa santé mentale, ce n’est pas s’éloigner de sa mission,
inspirée des retours d’agents de la fonction publique territoriale
c’est ce qui permet de la tenir.
Un service public de qualité, c’est investir dans l’humain pour mieux servir le territoire

Les agents territoriaux sont au cœur de l’action publique locale.
Qu’ils interviennent dans les services administratifs, techniques, sociaux, éducatifs ou culturels, leur engagement quotidien conditionne directement la qualité de l’accueil, de l’accompagnement et des prestations rendues aux citoyens.
Une politique active de prévention et de promotion de la santé mentale va donc soutenir et favoriser l’engagement des équipes, la coopération inter-services, la qualité des relations avec les usagers et la continuité du service public.
Prendre soin de la santé mentale des agents, c’est donc investir dans la capacité de la collectivité à remplir durablement ses missions. Une organisation qui soutient ses professionnels crée les conditions d’un service public plus réactif, plus efficace et plus humain.
Une responsabilité de l’employeur territorial

La prévention des risques psychosociaux (RPS) et la protection de la santé des agents relèvent pleinement des responsabilités de l’employeur public et représente un investissement stratégique qui permet de renforcer la performance collective et l’attractivité de la collectivité, au-delà des obligations réglementaires de la collectivité.
Cette prévention des risques ne doit pas se limiter aux seuls risques physiques. Elle doit également inclure la prévention de la santé mentale des agents. Et cette dernière ne doit pas être envisagée uniquement sous l’angle de la gestion des situations de crise. Il est important qu’elle s’inscrive dans une démarche globale de qualité de vie et des conditions de travail, associant prévention, sensibilisation, accompagnement et développement des compétences psychosociales.
Des réalités de terrain que chacun peut reconnaître

Charge de travail croissante, difficultés de recrutement, incivilités des usagers, tensions dans les équipes, absentéisme, accompagnement du changement, articulation parfois délicate entre l’administratif et le politique… Ces situations, bien connues des collectivités, pèsent directement sur l’engagement et le bien-être des agents.
Elles touchent particulièrement les encadrants, en position d’interface entre leur hiérarchie, les élus, les agents qu’ils encadrent et les administrés : une position exigeante, source de tensions spécifiques.
Au-delà de ces situations concrètes, la santé mentale des agents territoriaux se joue aussi sur des registres plus larges : le sentiment d’autonomie et de reconnaissance, le sens donné au travail, et la capacité à exercer ses missions avec professionnalisme et neutralité dans un environnement où les enjeux politiques sont parfois très présents.
Une ligne budgétaire dédiée : une piste parmi d’autres

En complément de l’offre de formation du CNFPT et selon les marges de manœuvre propres à chaque collectivité, la création d’une ligne budgétaire spécifique consacrée à la santé mentale et au bien-être psychologique des agents peut constituer une piste intéressante, parmi d’autres, pour inscrire durablement la prévention dans la politique de ressources humaines.
Cette enveloppe, complémentaire aux dispositifs de formation déjà mobilisables, permet de financer des actions adaptées aux besoins locaux : formations, ateliers collectifs, accompagnement des encadrants, groupes d’analyse des pratiques, dispositifs d’écoute ou interventions ponctuelles auprès des équipes.
Considérer la santé mentale comme un investissement plutôt qu’un coût permet de renforcer la qualité du service public, de préserver les compétences et de soutenir l’engagement des agents au bénéfice de l’ensemble des usagers.
Prendre soin de la santé mentale des agents, c’est investir dans la capacité de la collectivité à remplir durablement ses missions. Une organisation qui soutient ses professionnels crée les conditions d’un service public plus réactif, plus efficace et plus humain.
Quelques chiffres qui illustrent le lien entre santé mentale, engagement des agents et qualité/continuité du service public

Chiffres spécifiques à la fonction publique
Selon le rapport annuel sur l’état de la fonction publique (DGAFP)[1] :
- 19 % des agents publics présentent un risque de symptômes dépressifs, contre 16 % dans le secteur privé.
- 28 % des agents publics déclarent souffrir d’une maladie chronique ou d’un problème de santé durable, ce qui constitue un facteur de vulnérabilité supplémentaire dans les situations de surcharge ou de stress professionnel.
- Dans la fonction publique territoriale, 13,3 jours d’absence pour raison de santé par agent et par an ont été recensés en 2024, soit davantage que dans le secteur privé (10,6 jours).
[1] DGAFP, Rapport annuel sur l’état de la fonction publique, édition 2025, publié le 23 octobre 2025 (données 2023-2024). fonction-publique.gouv.fr
Chiffres spécifiques aux agents territoriaux
Le Baromètre national 2025 de la santé mentale des agents territoriaux (plus de 6 100 répondants) met en évidence[2] :
- 42 % des agents territoriaux se sentent épuisés régulièrement.
- 65 % déclarent penser à leur travail le soir ou le week-end, signe d’une difficulté à récupérer psychologiquement.
- 39 % estiment que l’absentéisme impacte leur travail de manière moyenne à forte, avec des conséquences directes sur l’organisation des services.
[2] Baromètre national de la santé mentale des agents de la fonction publique territoriale, édition 2025, Moodwork / idealCO / MNFCT.
Pour vous accompagner

- des ateliers de sensibilisation autour de la santé mentale au travail (« Une fresque pour parler de la santé mentale au travail »),
- des formations à la prévention de l’épuisement professionnel et sur toute autre thématique en lien avec la prévention des RPS,
- ainsi qu’un accompagnement sur-mesure adapté à votre contexte et à vos enjeux.
Et si on en parlait, simplement ?
Echangeons 30 minutes, sans engagement, sans jargon, juste un regard extérieur et expert sur votre situation.
Car la qualité du service rendu aux habitants commence par la qualité de l’attention portée à celles et ceux qui le font vivre chaque jour.